Wallonie 2010

"Forcer l'Avenir - Rejoindre la France"
 

 
 
 

Prendre le taureau par les cornes



L'éveil de la Wallonie










 

 


Merkel, Sarkozy : les casseurs de l’Europe


Pour obtenir de l’Allemagne un accord sur l’augmentation du fonds européen de stabilité financière, les chefs d’Etat sont prêts à abandonner le peu de liberté économique et sociale nationale qui leur restait. Cette véritable mise sous tutelle allemande pose un problème démocratique majeur et ne sera même pas efficace.

La visite d’Angela Merkel hier en Espagne, avec l’attitude stupéfiante de Zapatero rendant compte de sa politique sacrificielle comme un élève présente sa copie au maître d’école, est porteuse d’immenses dangers politiques. La réaction du peuple espagnol comme celle des peuples grec, portugais, italien et, à terme français, sera fatalement vive.

On ne gouverne pas durablement contre les aspirations légitimes du peuple et encore moins sous une tutelle extérieure.


L'Europe ne peut plus survivre
sans un retour à la souveraineté des Etats 
et de nouveaux rapports d'union

L’effet boomerang sera terrible car lorsque les Espagnols, comme les autres, s’apercevront que ces plans ne peuvent pas marcher et sont synonymes de toujours plus de souffrances, ils renverront leur rancœur vers leur démocratie, vers l’Allemagne et vers l’Europe. Les nations d’Europe ne sont pas l’Allemagne et n’ont ni la vocation ni la faculté de devenir de petites Allemagne. Quand le comprendra-t-on ?

La réaction du peuple allemand sera terrible elle aussi, quand il commencera à comprendre que la machine à éponger la dette des autres est sans fin.

Car le vrai problème est économique. Le nouveau pacte de stabilité, cette espèce de « super-Maastricht », ne produira aucun résultat. Il va plonger les économies dans un cercle vicieux récessif, sans leur donner, en l’absence de dévaluation, la capacité de rebond. On va tout simplement transformer de l’endettement en surendettement !

Les touristes ne se presseront pas en plus grand nombre en Espagne ou en Grèce. Le retard de compétitivité industrielle va s’accroître, faute d’une dynamique d’investissement des entreprises. Les déficits commerciaux vont se creuser. L’écart avec l’Allemagne va s’accroître, et ces pays ne pourront pas rembourser la dette.

La France et l’Italie, quant à elles, sans être encore placées dans cette extrémité, vont s’épuiser dans une sous-croissance, une croissance molle, aboutissant à une dégradation continue de leurs finances publiques et une augmentation sans fin de leurs souffrances économiques et sociales.

Cette situation économique va bien sûr aboutir à une réaction sociale et à des troubles politiques majeurs, sauf à considérer que les peuples peuvent accepter de voir l’Allemagne se renforcer éternellement à leur détriment, de voir les activités industrielles se concentrer au nord de l’Europe et de transformer tout le reste en un parc d’attractions de funeste mémoire.

Il va de soi que ce fameux « pacte de compétitivité » subira le sort du précédent pacte de stabilité, qui n’a jamais été respecté et a même été violé par ses deux principaux concepteurs, l’Allemagne et la France !

La méthode Coué est parfois nécessaire en politique, elle ne n’est jamais durablement efficace en économie.

Les dirigeants européens ne veulent pas admettre qu’une monnaie unique ne peut pas fonctionner avec des économies dissemblables et des démocraties nationales. Les Allemands veulent gagner sur les deux tableaux, profiter de l’euro en évitant les dévaluations de leurs concurrents, mais ne pas assurer de transferts financiers en soumettant ces derniers à un régime de fer. Au lieu de les guérir, on va les maintenir indéfiniment en respiration artificielle !

Ce faisant, ils ne laissent comme choix aux autres pays que de mourir à petit feu ou sortir de l’euro à grand fracas. A force de vouloir maintenir coûte que coûte l’euro dans sa forme actuelle, sous le faux prétexte de sauver l’Europe, Madame Merkel et son collaborateur si déférent, Nicolas Sarkozy, prennent le risque immense de fracasser l’Europe.

C’est une faute historique car justement, la construction européenne n’a pu être engagée que sur la base d’une réconciliation des Nations et, concernant deux des principales d’entre elles, la France et l’Allemagne, sur le principe de leur parité. Ainsi, aligner toute l’Europe sur un seul de ses pays n’est pas construire la « Maison commune » qu’espèrent depuis un demi-siècle les Européens. C’est au contraire revenir aux pires travers de l’histoire européenne.

La France et l’Allemagne ont réussi jusqu’à l’euro à marcher main dans la main car l’une avait pardonné tandis que l’autre acceptait de ne plus dominer. A partir de Maastricht, la France a cessé de faire valoir ses intérêts auprès de sa voisine, croyant s’attirer ses bonnes grâces mais ne parvenant qu’à sacrifier son rang et à déstabiliser tout le continent. Comme l’avait prophétiquement averti Philippe Séguin dans son Discours pour la France, ce n’est rendre service ni à notre pays, ni à l’Europe, ni à l’Allemagne elle-même, que de laisser cette dernière prendre un ascendant excessif sur le continent. Ce nouveau réflexe de puissance et cette nouvelle soumission française, qui en rappelle hélas d’autres durant notre histoire, ne peuvent qu’alimenter une terrible réaction en chaîne.

Les apprentis sorciers qui se vantent de n’avoir aucune culture historique, qui ne respectent pas les peuples, qui sont myopes, porteront une très lourde responsabilité devant l’Histoire.

Plus que jamais, 2012 sera le combat de la liberté de la France et de la concorde en Europe !

Nicolas DUPONT-AIGNAN
député de l'Essonne

 

 

 

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Dernière modification : 08 janvier 2012