La
Principauté de Liège
La
principauté épiscopale de Liège, État qui dépendait du
Saint Empire Romain, naquit en l’an 985 C'est à cette date
que Notger, évêque de Liège depuis 972, devint prince-évêque en
recevant le Comté de Huy. La Principauté eut une vie politique
autonome de plus de 800 ans (sauf une courte parenthèse
bourguignonne de 1468 à 1477, date de la mort de Charles le
Téméraire). L'existence de la principauté
se terminera en 1794 suite aux évènements de la Révolution
liégeoise de 1789 et à ses conséquences sur le plan français et
européen. Le prince évêque était revenu à Liège avec les
Impériaux, vainqueurs des Liégeois (et des Brabançons) entre les
deux dates de 1789 et 1794 et son pouvoir avait été restauré. La
principauté n'a pris donc vraiment fin qu'en 1794 à l'entrée des
Français à Liège le 27 juillet 1794, suite à la bataille
d'Esneux en septembre de la même année.
La
Principauté était donc un état indépendant, dont toute
l'histoire fut liée ou influencée par la France.
Le Pays de Liège (grande partie de la Wallonie politique
actuelle) n'a pas dû attendre novembre 1795 comme les Pays-Bas
autrichiens dits "les Belges" pour devenir Français
officiellement
Nous
sommes donc loin d'un histoire officielle d'une Belgique dont
l'hymne national ose dire: "Après
des siècles, des siècles d'esclavage, le belge sortant du
tombeau... ". En tout cas, pour l'ancienne principauté, la
sortie du tombeau des Liégeois se situa plus tôt en août 1789,
lors de la réunion des Bans du Franchimont où une Déclaration
des Droits de l'Homme et du Citoyen fut proclamée.
En 1795, après un large plébiscite de
Liégeois, la Convention Nationale française adopta le
rattachement de l'ex-principauté à la République française.
Liège devint alors département de l'Ourte.
Cette histoire, peu détaillée ou déformée
dans les livres d'histoire, est pourtant exemplaire au moment où
la Wallonie se sent à nouveau prise dans un carcan
institutionnel où son peuple ne s'y reconnait plus. |

La principauté de Liège en 1350 |